Indépendants, salariés en télétravail, petites équipes, associations : de plus en plus de personnes travaillent hors des bureaux classiques, dans des espaces partagés. Une entreprise qui libère des surfaces, une commune qui veut animer un bâtiment vacant ou un investisseur qui ouvre un lieu de travail flexible se posent les mêmes questions : quel programme, quel confort, quelles règles ? Un espace de coworking se juge à sa fréquentation, et celle-ci dépend largement de sa conception. Voici les points que nous étudions avec nos clients.
Le mot recouvre des lieux très différents : un espace commercial qui loue des postes à l'heure ou au mois, un plateau de bureaux d'entreprise rouvert à des partenaires, un lieu associatif où l'on travaille, fabrique et expose, un espace municipal ouvert aux habitants. Avant de dessiner, il faut savoir qui l'utilisera, combien de personnes à la fois et à quelles heures, s'il recevra du public pour des événements, et quel équilibre est recherché entre travail concentré et rencontres. Ces réponses fixent la surface, le cloisonnement et le cadre réglementaire.
Un espace de coworking juxtapose plusieurs ambiances :
La flexibilité est une condition de durée : mobilier mobile, cloisons démontables, salles qui changent d'usage. À Paris 5e, l'agence a transformé un ancien local commercial de 57 m² en bureaux et en salle de réunion pour un centre de recherche universitaire en sciences comportementales : la même salle passe de la réunion à l'expérimentation, grâce à une grande table repliable et à des postes informatiques logés dans des meubles intégrés qui se referment. Pour un institut de formation, à Paris 8e, l'agence a organisé 230 m² de bureaux en deux parties : l'une accessible au public, avec accueil, salle de réunion et de formation et salon, l'autre réservée à l'équipe, avec trois bureaux, une salle de détente et une cuisine.
Dans une entreprise, ces espaces partagés sont souvent l'occasion de réinvestir des surfaces délaissées. Pour La Poste, l'agence a étudié la restructuration d'environ 2 000 m² de bureaux à Paris 14e : l'esquisse proposait un amphithéâtre accessible depuis un espace lounge, deux salles polyvalentes modulables, un espace de détente et une terrasse aménagée pour les salariés. L'étude, menée en 2013, est restée au stade de l'esquisse.
C'est la première source d'insatisfaction dans les espaces ouverts. Elle se traite par l'absorption, avec des plafonds et des panneaux acoustiques, des revêtements de sol souples et le mobilier ; par le zonage, en séparant les espaces calmes des espaces d'échange et de la cafétéria ; et par l'isolement des salles de réunion et des cabines.
Les postes de travail se placent au plus près des fenêtres, et la profondeur des plateaux détermine le nombre de postes réellement agréables. L'éclairage artificiel, réglable par zone, doit éviter l'éblouissement sur les écrans.
L'occupation varie fortement selon les jours et les heures : la ventilation se dimensionne sur l'effectif maximal, avec une régulation qui suit l'occupation réelle. Le confort d'été mérite une attention particulière dans les espaces très vitrés et sous les toitures ; nous lui consacrons un guide, confort d'été et santé dans le bâtiment.
Un espace de coworking vit de sa connexion : fibre, wifi dimensionné pour une forte densité d'appareils, prises nombreuses dans les sols et le mobilier, local informatique ventilé. S'y ajoutent le contrôle d'accès, l'impression, la signalétique et l'équipement des salles de réunion. Ces réseaux se conçoivent dès le départ, avec des cheminements accessibles pour les évolutions futures.
Le cadre réglementaire dépend de l'usage. Un espace qui accueille du public, pour des événements, un café ou des formations, relève en principe du régime des établissements recevant du public, avec ses exigences d'accessibilité et de sécurité incendie, et une autorisation de travaux avant tout aménagement. Les salariés de l'exploitant relèvent du code du travail, qui fixe notamment les débits d'air neuf, l'éclairage et les sanitaires. Installer des bureaux dans un ancien commerce ou dans un logement peut enfin demander un changement de destination et, à Paris, un changement d'usage. Notre guide aménager des locaux professionnels détaille ces règles.
Le travail partagé prend aussi place dans des lieux qui mêlent les usages. À Nanterre, l'agence a mené pour une association des études de programmation et de faisabilité : le départ de l'entreprise qui partageait le bâtiment de l'association libérait des locaux, où l'étude envisage des bureaux, des ateliers et des espaces d'exposition et d'expérimentation, en comparant restructuration de l'existant, surélévation et reconstruction partielle. À Goussainville, la Maison du Vieux Pays, centre associatif communal avec salles polyvalentes, espace d'exposition et accueil, s'installe dans un ancien bâtiment d'habitation que l'agence réhabilite, à côté d'un local commercial neuf ; le chantier, conduit en site occupé, se poursuit par phases jusqu'en 2027. Notre guide créer un tiers-lieu revient sur ces projets.
L'agence aménage des bureaux et des lieux de travail partagés, de l'étude de faisabilité avant la signature du bail jusqu'à l'ouverture. Découvrez nos projets de locaux professionnels à Paris et dans les Hauts-de-Seine, ou contactez l'agence.
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