Une place à requalifier, une entrée de village à aménager, une école ou une salle des fêtes à rénover, un bâtiment vacant au cœur du bourg : les projets d'une petite commune ne sont pas plus simples que ceux d'une grande ville, mais ils se conduisent avec beaucoup moins de moyens. Peu de services techniques, des élus qui portent plusieurs dossiers à la fois, des financements à réunir auprès de plusieurs partenaires. Voici comment nous aidons ces communes à passer d'une intention à un projet réalisable, par étapes et sans études surdimensionnées.
Les petites communes portent des projets très variés : redonner vie à une grand-rue qui se vide, rénover un équipement vieillissant, aménager une entrée de village le long d'une route départementale, accueillir de nouveaux logements sans dénaturer le bourg, sauver un bâtiment patrimonial vacant. Chacun engage la commune pour des décennies.
La difficulté tient moins à la complexité technique qu'au manque d'ingénierie. Il faut savoir quoi demander, à qui, dans quel ordre, et comment financer. C'est pourquoi la première étape consiste souvent à réunir les bons partenaires, puis à commander une étude courte qui transforme une intention en programme et en plan d'action.
Une petite commune n'est jamais seule face à son projet :
Dans le Var, un accord-cadre de conseil aux collectivités pour le développement des centres-bourgs a permis de conduire, pour les communes et le CAUE du Var, une série d'études de centre-bourg. L'agence en a mené plusieurs en 2017, notamment à Le Val, à La Verdière et à Méounes-lès-Montrieux, cette dernière au sein d'une équipe dont Poiesis était mandataire. À Bourbonne-les-Bains, en Haute-Marne, c'est l'Établissement public foncier de Grand Est qui a confié à l'agence l'étude de programmation et de faisabilité pour la reconversion de l'ancien Refuge des Cheminots, dont le programme a été établi en concertation avec la Ville.
Une bonne étude pour une petite commune tient en trois temps : un diagnostic partagé, des scénarios comparés, un plan d'action. Le diagnostic croise la lecture du site, de ses usages et des règles qui s'y appliquent. Les scénarios sont dessinés, chiffrés au stade de l'esquisse et comparés selon leurs avantages et leurs contraintes. Le plan d'action traduit le scénario retenu en opérations hiérarchisées, avec un calendrier, une estimation et les financements à solliciter.
Les livrables doivent servir directement : présenter le projet au conseil municipal et aux habitants, déposer des demandes de subvention, consulter une équipe de maîtrise d'œuvre ou un opérateur. À Méounes-lès-Montrieux, l'étude opérationnelle conduite pour préparer un quartier de logements et une zone d'activité en entrée du centre-bourg proposait ainsi des schémas d'aménagement, des fiches de lots, des préconisations et des coupes de principe, ainsi qu'une préfiguration des dispositifs réglementaires et des actions publiques à engager.
Dans une petite commune, un équipement doit souvent servir à plusieurs publics et à plusieurs moments. À La Verdière, l'étude de la plaine sportive et de loisir, conduite au stade de l'esquisse, réunissait boulodrome, tir à l'arc, skate-park et terrain de basket, et proposait une halle à double usage : elle accueille le marché et sert de terrain couvert pour la boule provençale. L'aménagement offrait aussi aux habitants un nouvel espace public, pour désengorger la Grand Rue.
L'équipement peut aussi s'articuler avec les projets de la commune. À Carcès, l'étude de faisabilité d'un collège de 700 élèves, conduite en 2014 pour le Département, intégrait le projet communal de logements et de gendarmerie, et prévoyait un gymnase et une salle audiovisuelle ouverts au public en dehors des horaires scolaires.
Le patrimoine d'une petite commune est souvent sa première ressource : une maison de bourg, un ancien hôtel, des bâtiments agricoles. Leur réhabilitation évite d'artificialiser de nouveaux sols et ancre le projet dans l'histoire du lieu. À Bourbonne-les-Bains, ville thermale, le programme retenu pour l'ancien Refuge des Cheminots associe onze logements sociaux et un tiers-lieu réunissant café-restaurant, cellules commerciales, salle polyvalente et espace de coworking.
L'identité se joue aussi dans l'espace public. À Le Val, l'étude urbaine conduite par l'agence repensait la signalétique de la commune pour mettre en valeur son patrimoine, en abordant aussi le stationnement, les mobilités et les parcours touristiques.
Un plan d'action réaliste distingue ce qui peut être fait vite, avec peu de moyens, de ce qui demande plusieurs années : une occupation temporaire, une plantation, un marquage au sol peuvent préfigurer un aménagement et vérifier qu'il fonctionne. Les habitants trouvent leur place à chaque étape, par des balades, des ateliers ou des présentations publiques. Enfin, un document de synthèse clair, que les élus peuvent reprendre d'un mandat à l'autre, assure la continuité du projet.
Urbanistes et architectes, nous accompagnons les petites communes de l'étude de faisabilité au projet, et jusqu'à la maîtrise d'œuvre de leurs équipements. Découvrez nos études pour les collectivités, nos équipements publics, le guide Revitaliser un centre-ville, ou contactez l'agence.
À lire aussi
Nos réalisations